Depuis toute petite, je suis fascinée par les nœuds celtiques, sans trop savoir pourquoi. Ces lignes qui s'enroulent, se croisent et ne s'arrêtent jamais m'ont toujours donné l'impression de raconter une histoire. Aujourd'hui, elles sont au cœur de beaucoup de mes créations. Alors j'avais envie de vous emmener à la découverte de ces symboles : d'où viennent-ils, et que peut-on y lire ?
Un petit mot d'honnêteté avant de commencer : les Celtes n'ont presque rien laissé par écrit. Les significations que l'on prête aujourd'hui à ces symboles sont en grande partie des interprétations plus récentes. C'est aussi ce qui les rend si beaux : chacun peut y déposer sa propre histoire.
Le triskell, la force du mouvement
Le triskell (ou triskèle) est formé de trois branches en spirale qui tournent autour d'un même centre, comme si elles étaient en mouvement. C'est l'un des motifs les plus anciens d'Europe : on trouve déjà des spirales triples gravées dans la pierre du grand tumulus de Newgrange, en Irlande, un monument qui date de plus de 5 000 ans, bien avant l'arrivée des Celtes.
Les artisans celtes de l'âge du fer ont ensuite repris ces spirales dans leurs bijoux, leurs armes et leurs objets décorés. Bien plus tard, au XXe siècle, le triskell est devenu l'un des grands emblèmes de la Bretagne.
On y lit souvent l'idée du mouvement perpétuel, des cycles de la vie ou de l'équilibre entre trois forces : la terre, l'eau et le ciel, ou encore le passé, le présent et l'avenir. Personnellement, j'y vois surtout une énergie qui avance, qui ne s'arrête jamais.
C'est ce symbole que j'ai placé au centre de mon collier triskell central, entouré de perles en pierres naturelles au choix : labradorite, œil de tigre, malachite, cornaline…
La triquetra, le lien à trois
La triquetra (du latin triquetrus, « à trois angles ») est formée de trois arcs entrelacés, tracés d'un seul trait. On la retrouve dans les manuscrits enluminés irlandais, comme le célèbre Livre de Kells, réalisé vers l'an 800, mais aussi sur des pierres gravées et des objets du monde scandinave.
Avec la christianisation, elle a souvent été associée à la Trinité. Aujourd'hui, on lui prête volontiers le sens d'un lien fort et indissociable entre trois éléments, ou entre des êtres qui s'aiment. Parmi les interprétations plus récentes, certaines formes de triquetra sont aussi associées au lien entre une mère et son enfant.
C'est cette idée qui m'a inspiré les boucles d'oreilles Brigid : un nœud en forme de triquetra allongée, associé à une perle en pierre naturelle.
Les nœuds sans fin, symboles d'éternité
Les entrelacs celtiques, ces nœuds dont on ne trouve ni le début ni la fin, ont connu leur âge d'or dans l'art irlandais et britannique entre le VIIe et le IXe siècle : dans les manuscrits, sur les grandes croix de pierre, sur les pièces d'orfèvrerie.
Comme la ligne ne s'interrompt jamais, on y voit volontiers un symbole d'éternité, de fidélité et de liens qui ne se défont pas : l'amour, l'amitié, la famille. C'est sans doute pour cela qu'ils sont si souvent offerts en cadeau.
Ces nœuds sont au cœur de mes boucles d'oreilles Ceinwen, où ils accompagnent une perle en pierre naturelle, et de mes boucles d'oreilles Bláthnat, où une petite fleur vient se poser sur un délicat nœud celtique.
Pourquoi ces symboles me parlent autant
Mon atelier s'appelle Les Lueurs de Beltane, du nom de la fête celtique qui célèbre le retour du printemps et la renaissance de la nature. Ces symboles qui tournent, se nouent et recommencent sans cesse me rappellent qu'après chaque hiver, la lumière revient toujours.
Chaque bijou est façonné à la main dans mon atelier de l'Hérault, en petite série. Si vous voulez porter un peu de cette magie sur vous, ou l'offrir à quelqu'un qui compte, vous trouverez toutes mes créations celtiques dans la collection Les Bijoux.
Et vous, quel symbole vous parle le plus ? Venez me le dire sur Instagram, ou passez me voir sur les marchés !
Amandine